Spé. HGGSP · Première · cours rédigé et vérifié par Claryo, conforme au Bulletin officiel
La langue n'est pas un simple outil de communication : c'est un instrument de puissance. Diffuser sa langue, c'est diffuser sa culture, ses valeurs et son modèle, donc accroître son influence sans recourir à la force. Dans une mondialisation dominée par l'anglais, comment les puissances utilisent-elles leur langue comme arme de soft power, et quelles rivalités linguistiques cela révèle-t-il ?
· Langue et soft power : la diffusion d'une langue relève de la puissance d'attraction définie par Joseph Nye ; elle ouvre des marchés et structure des réseaux. · La domination de l'anglais : langue de l'économie, des sciences, de la diplomatie et du numérique ; principal vecteur du soft power anglo-américain. · 1970 : création de l'Agence de coopération culturelle et technique (sommet de Niamey), ancêtre de la Francophonie ; dénomination « Organisation internationale de la Francophonie » depuis 2005. · Réseau culturel français : Alliances françaises, Instituts français, lycées à l'étranger, vecteurs du rayonnement linguistique de la France. · 2004 : création des premiers instituts Confucius par la Chine, pour diffuser le mandarin et la culture chinoise (soft power accompagnant la montée en puissance). · Controverses : les instituts Confucius, soupçonnés d'instrument d'influence politique, ont connu des fermetures dans plusieurs pays.
La comparaison entre l'OIF / réseau français et les instituts Confucius est l'étude de cas centrale : deux stratégies linguistiques, l'une ancienne et défensive, l'autre récente et offensive, qui poursuivent le même but d'influence. Toutes deux se déploient face à la domination écrasante de l'anglais, langue de la mondialisation. Les controverses autour des instituts Confucius montrent enfin les limites et les soupçons que suscite cette diplomatie d'influence.
· Dissertation : « La langue, un instrument de puissance et d'influence dans le monde contemporain. » · Étude critique : une analyse des instituts Confucius confrontée à l'action de la Francophonie.
Rattache systématiquement ce chapitre à la notion de soft power (Joseph Nye) : c'est la clé qui transforme une liste d'institutions en véritable analyse de puissance. Structure ta réflexion autour d'une rivalité à trois : l'anglais dominant, le français défendu (OIF, Instituts français), le mandarin en offensive (instituts Confucius). Date précisément (1970/2005 pour la Francophonie, 2004 pour Confucius). Et termine toujours par une nuance critique : le soft power linguistique a ses limites et peut être contesté, comme le montrent les fermetures d'instituts Confucius.