Spé. HGGSP · Terminale · cours rédigé et vérifié par Claryo, conforme au Bulletin officiel
Comment les mers et les océans permettent-ils aux États d'affirmer et de projeter leur puissance, militaire comme stratégique ?
- 1972 : entrée en service de la Force océanique stratégique (FOST) française, composante océanique de la dissuasion, fondée sur les SNLE. - 2001 : admission au service actif du porte-avions Charles de Gaulle, à propulsion nucléaire : outil de projection de puissance. - Permanence à la mer : au moins un SNLE français en patrouille en continu, garantissant la capacité de seconde frappe. - Domaine maritime français : deuxième au monde (environ 11 millions de km²) grâce aux ZEE ultramarines.
La dissuasion nucléaire française illustre l'usage militaire de la mer : le SNLE, indétectable, rend la riposte toujours possible et donc la dissuasion crédible. La projection s'incarne dans le groupe aéronaval du Charles de Gaulle, capable d'intervenir loin des bases. Mais la puissance maritime est aussi économique : environ 80 % du commerce mondial en valeur (près de 90 % en volume) transite par la mer, les câbles sous-marins acheminent les données numériques, et les fonds recèlent des ressources. Le contrôle des points de passage stratégiques (détroits) et la montée en puissance de la marine chinoise montrent que la maîtrise des mers reste un attribut décisif de la puissance.
1. « Dans quelle mesure les espaces maritimes sont-ils un instrument d'affirmation de la puissance des États ? » 2. « La puissance des États dans les espaces maritimes et extra-atmosphériques. » (sujet tombé en métropole 2025)
Ce chapitre nourrit directement le sujet 2025 sur la puissance dans les espaces maritimes et spatiaux. Distingue rigoureusement deux outils de puissance militaire : la dissuasion (SNLE, seconde frappe, permanence à la mer) et la projection (porte-avions, intervention lointaine). Ajoute ensuite la dimension économique et stratégique (flux, câbles, ressources, deuxième ZEE mondiale française). Mémorise les deux dates clés (FOST 1972, Charles de Gaulle 2001) et le chiffre de la ZEE française : ces repères précis distinguent une copie solide d'une copie vague. Le réflexe expert est d'articuler la puissance maritime militaire et la puissance maritime économique, puis de souligner que la mer est devenue un espace de rivalités croissantes, ce qui fait le lien avec le chapitre sur les rivalités et coopérations dans les espaces maritimes.