Spé. HGGSP · Terminale · cours rédigé et vérifié par Claryo, conforme au Bulletin officiel
Depuis 1945, l'ONU incarne l'idée de sécurité collective : faire la paix par une organisation internationale. L'action de l'ONU sous Kofi Annan (1997-2006) permet d'en mesurer les moyens et les limites. La sécurité collective onusienne permet-elle réellement de faire la paix ? Le chapitre étudie une ONU à la fois indispensable et entravée par la souveraineté des États.
Acteurs : ONU, Conseil de sécurité, casques bleus, États membres. Enjeu : concilier souveraineté et protection des populations.
Le mandat de Kofi Annan illustre la tension de la sécurité collective. Après les échecs traumatiques du Rwanda et de Srebrenica, Annan fait reconnaître les défaillances de l'ONU (rapport de 1999) et promeut la « responsabilité de protéger », adoptée en 2005. Mais le droit de veto continue de paralyser le Conseil de sécurité, comme le rappelleront les blocages ultérieurs (Syrie). L'ONU apparaît ainsi comme un instrument de paix réel mais subordonné aux rapports de force entre grandes puissances.
1. « La sécurité collective onusienne permet-elle de faire la paix ? » 2. « Faire la paix par la sécurité collective : l'action de l'ONU sous Kofi Annan (1997-2006). »
Construis un raisonnement équilibré entre moyens (casques bleus, médiations, sanctions, responsabilité de protéger) et limites (veto, dépendance aux États, échecs du Rwanda et de Srebrenica). Date précisément les jalons (1945, 1994, 1995, 2001, 2005). Mobilise Kofi Annan comme fil conducteur : ses réformes répondent directement aux échecs des années 1990. Conclus sur une ONU indispensable mais entravée.