Spé. HGGSP · Terminale · cours rédigé et vérifié par Claryo, conforme au Bulletin officiel
L'environnement n'est pas une nature vierge mais le produit d'une longue histoire d'interactions entre les sociétés et leurs milieux. En quoi cet objet, à la fois matériel et construit par les représentations, oblige-t-il à penser ensemble exploitation et protection ? Le chapitre pose les définitions et la profondeur historique du thème : il s'agit de comprendre que la conscience d'une crise environnementale globale est récente alors que l'action des sociétés sur les milieux est très ancienne.
Acteurs : scientifiques (GIEC, géologues), historiens (Quenet, Worster), États, ONG, citoyens. Enjeu : définir l'environnement comme un objet d'étude et d'action publique, et dater le moment où l'humanité devient une force planétaire.
L'histoire environnementale montre que les milieux dits « naturels » sont déjà des héritages humains : forêts plantées ou exploitées, paysages agricoles, zones humides asséchées. Le débat sur l'anthropocène illustre l'enjeu politique de la datation : retenir la révolution industrielle, la Grande Accélération de 1945 ou le néolithique désigne implicitement un modèle de développement responsable, d'où la contre-proposition du « capitalocène ».
1. « L'environnement est-il une préoccupation récente des sociétés humaines ? » 2. « En quoi l'environnement est-il un objet construit par les sociétés ? »
Ce chapitre introductif fournit le socle conceptuel du thème : maîtrise les définitions (environnement, anthropocène, capitalocène, histoire environnementale) et la profondeur chronologique. Évite l'écueil du discours catastrophiste général : une bonne copie articule toujours l'ancienneté des transformations et la nouveauté de la conscience globale, en appuyant chaque idée sur un repère daté (1637, 1872, 1972, 2000).