Spé. HGGSP · Terminale · cours rédigé et vérifié par Claryo, conforme au Bulletin officiel
La guerre du Golfe de 1991 est souvent présentée comme la première grande guerre de l'après-guerre froide. En quoi illustre-t-elle de nouvelles formes de guerre tout en révélant les limites de la sécurité collective ? Le chapitre étudie un conflit interétatique classique (réponse à une agression) doublé d'une guerre technologique et médiatisée inédite, aux résultats politiques pourtant incomplets.
Acteurs : Irak (agresseur), Koweït, coalition internationale (États-Unis, alliés occidentaux et arabes), ONU. Enjeu : appliquer la sécurité collective dans un contexte de fin de guerre froide et inaugurer un « nouvel ordre mondial » (George H. W. Bush).
La guerre du Golfe combine plusieurs nouveautés : une intervention sous mandat de l'ONU rendue possible par l'entente des grandes puissances, une guerre technologique (frappes de précision) et médiatisée en direct (CNN), donnant l'image d'une guerre « propre » que Jean Baudrillard critique dès 1991. Mais ses prolongements révèlent les limites : Saddam Hussein reste au pouvoir, l'Irak est durablement sanctionné, et la présence américaine dans la région alimente le ressentiment djihadiste, jusqu'à la seconde guerre du Golfe de 2003.
1. « En quoi la guerre du Golfe de 1991 illustre-t-elle les formes et les limites de la guerre de l'après-guerre froide ? » 2. « La guerre du Golfe de 1991 : une nouvelle forme de guerre ? »
Distingue bien la guerre de 1991 (interétatique, sous mandat ONU, pour libérer le Koweït) de celle de 2003 (intervention sans mandat clair) : c'est une erreur fréquente. Mets en avant les nouveautés (sécurité collective, technologie, médiatisation) sans oublier les limites (victoire militaire sans règlement politique). Date précisément (2 août 1990, janvier 1991, résolution 678) et appuie l'aspect médiatique sur Baudrillard.