Spé. HGGSP · Terminale · cours rédigé et vérifié par Claryo, conforme au Bulletin officiel
Les conflits du début du XXIe siècle, menés contre des réseaux terroristes diffus, semblent défier le modèle clausewitzien forgé pour les guerres interétatiques. Ce modèle permet-il encore de comprendre les « guerres irrégulières » d'Al-Qaïda à Daech ? Le chapitre éprouve la grille de Clausewitz face à des formes de guerre où l'adversaire est insaisissable et la frontière entre civils et combattants s'efface.
Enjeu : ces guerres asymétriques opposent des armées régulières à des acteurs non étatiques, brouillent les catégories classiques et interrogent la pertinence du modèle clausewitzien.
Al-Qaïda incarne le terrorisme transnational en réseau, sans territoire ; Daech illustre une hybridation inédite (logique quasi étatique avec administration et fiscalité, plus terrorisme international et guerre informationnelle). Face à ces adversaires, Clausewitz est partiellement débordé : pas de front, pas de victoire décisive, distinction combattants/civils brouillée. Mais sa grille résiste sur l'essentiel : ces groupes poursuivent des objectifs politiques (califat, expulsion d'une puissance), et la trinité reste un outil d'analyse. C'était l'objet de l'étude critique de Métropole 2022.
1. « Le modèle clausewitzien permet-il encore de comprendre les conflits du début du XXIe siècle ? » 2. « Ruptures et continuités des formes de la guerre depuis la fin du XXe siècle » (Métropole 2023).
Adopte un raisonnement dialectique : montre d'abord en quoi les guerres irrégulières semblent échapper à Clausewitz (réseau, asymétrie, absence de front), puis ce que son modèle conserve de pertinent (finalité politique, trinité). Appuie-toi sur des repères datés (1988, 2001, 2014) et sur les documents types du thème (McChrystal 2011). Conclus sur l'hybridation des formes de guerre plutôt que sur un rejet pur du modèle.