Spé. HGGSP · Terminale · cours rédigé et vérifié par Claryo, conforme au Bulletin officiel
Les sociétés humaines transforment leurs milieux depuis le néolithique, mais toutes les transformations ne se valent pas. La révolution néolithique et la révolution industrielle constituent-elles deux ruptures comparables dans le rapport à l'environnement ? Le chapitre confronte une transformation lente et diffuse (l'agriculture) à une accélération rapide et globale (l'industrie fossile).
Acteurs : sociétés agricoles néolithiques, entrepreneurs et ingénieurs de l'industrie, États, scientifiques. Enjeu : mesurer l'ampleur et la nature de l'empreinte humaine selon les époques.
La révolution néolithique illustre une transformation profonde mais étalée et fondée sur des énergies renouvelables ; certains chercheurs comme William Ruddiman y voient pourtant l'origine de la modification du climat (anthropocène précoce, 2003). La révolution industrielle constitue une rupture qualitative : le passage au fossile change l'échelle et la vitesse de l'impact humain, ce qui conduit Paul Crutzen à la retenir comme point de départ de l'anthropocène.
1. « "Révolution néolithique" et "révolution industrielle" : deux ruptures dans le rapport des sociétés à l'environnement ? » 2. « Le rôle des individus et des sociétés dans l'évolution des milieux du néolithique à nos jours. »
Le mot clé du libellé est « rupture » : ne te contente pas de décrire les deux révolutions, interroge leur comparabilité. Construis un raisonnement comparatif (nature, échelle, vitesse, régime énergétique) plutôt que deux exposés juxtaposés. Mobilise le débat sur la datation de l'anthropocène (Ruddiman contre Crutzen) pour donner de la profondeur à ta conclusion.