Spé. HGGSP · Terminale · cours rédigé et vérifié par Claryo, conforme au Bulletin officiel
Comment les lieux de mémoire du génocide des Juifs et des Tsiganes assurent-ils la transmission du souvenir, et quelles fonctions, commémoratives et politiques, remplissent-ils ?
- Janvier 1942 : conférence de Wannsee, organisation de la « solution finale ». - Shoah : extermination d'environ six millions de Juifs ; Samudaripen : génocide des Tsiganes, plusieurs centaines de milliers de victimes. - 1947 : Auschwitz-Birkenau devient musée d'État ; 1979 : inscription au patrimoine mondial de l'UNESCO. - 1953 : création de Yad Vashem à Jérusalem. - 2005 : inauguration du Mémorial aux Juifs assassinés d'Europe à Berlin ; 2012 : mémorial du génocide des Tsiganes à Berlin.
Les lieux de mémoire de la Shoah sont multiples : lieux du crime devenus mémoriaux (Auschwitz), mémoriaux et musées (Yad Vashem, Mémorial de la Shoah à Paris, Mémorial de Berlin). Ils honorent les victimes, sauvent leurs noms de l'oubli, transmettent aux générations futures et luttent contre le négationnisme. Yad Vashem incarne cette mission tout en portant une mémoire nationale forte et en honorant les « Justes ». Le contraste avec la mémoire du Samudaripen, longtemps occultée du fait de la marginalisation persistante des Roms et reconnue tardivement (mémorial de Berlin en 2012), montre que les mémoires des génocides sont inégales et qu'elles relèvent aussi de choix politiques.
1. « Dans quelle mesure les lieux de mémoire des génocides remplissent-ils une fonction commémorative et politique ? » 2. « Mémoires et lieux de mémoire du génocide des Juifs et des Tsiganes. »
Ce chapitre relie le thème à la notion de lieu de mémoire de Pierre Nora, à mobiliser explicitement. Apprends plusieurs lieux avec leurs dates (Auschwitz musée 1947 et UNESCO 1979, Yad Vashem 1953, Mémorial de Berlin 2005) et distingue leur fonction (commémoration, transmission, lutte contre l'oubli). Le réflexe expert est de contraster la mémoire saturée de la Shoah avec la mémoire longtemps oubliée du génocide des Tsiganes : cette comparaison montre que la mémoire est sélective et politique, nuance précieuse en composition.