Spé. HGGSP · Terminale · cours rédigé et vérifié par Claryo, conforme au Bulletin officiel
La radioactivité est un cas d'école pour comprendre comment naît une connaissance scientifique : par la curiosité, l'échange entre savants et la coopération internationale. Mais elle montre aussi comment un savoir libre peut basculer dans le secret d'État et donner naissance à l'arme la plus destructrice. Comment se produit la connaissance scientifique, et que révèle l'histoire de la radioactivité sur ses enjeux et ses dangers ?
· 1896 : Henri Becquerel découvre la radioactivité naturelle de l'uranium. · 1898 : Pierre et Marie Curie isolent le polonium et le radium ; prix Nobel de physique 1903 (Becquerel et les Curie), Nobel de chimie 1911 pour Marie Curie. · 1911 : premiers conseils Solvay, congrès internationaux réunissant les grands physiciens. · 1934 : Irène et Frédéric Joliot-Curie découvrent la radioactivité artificielle (Nobel de chimie 1935). · 1942-1945 : projet Manhattan, recherche atomique américaine sous secret militaire (dirigée par Robert Oppenheimer). · Août 1945 : bombardements atomiques d'Hiroshima et de Nagasaki. · 1949 : première bombe atomique soviétique ; 1955 : manifeste Russell-Einstein contre l'arme nucléaire.
Marie Curie incarne la production collective et internationale du savoir : une Polonaise venue chercher en France les moyens d'une carrière scientifique, travaillant en couple puis en réseau. Le projet Manhattan marque le basculement inverse : la science se ferme, se militarise, et la découverte devient secret d'État. Le manifeste Russell-Einstein clôt la période en posant la question, toujours actuelle, de la responsabilité du savant.
· Dissertation : « Produire et diffuser la connaissance scientifique : coopération et secret ». · Étude critique : le manifeste Russell-Einstein (1955) confronté à une photographie de Marie Curie dans son laboratoire ou à un schéma du projet Manhattan.
Suis la chronologie 1896-1955 et montre les deux mouvements opposés : l'ouverture (coopération, Nobel, congrès Solvay) puis la fermeture (secret militaire, arme nucléaire). Mobilise des noms et des dates précis (Becquerel, Curie, Joliot-Curie, Oppenheimer) et termine sur la responsabilité morale du savant : c'est le fil qui élève la copie au-delà du récit. Attention à ne pas confondre les deux générations Curie : Pierre et Marie pour la radioactivité naturelle (Nobel 1903 et 1911), Irène et Frédéric Joliot-Curie pour la radioactivité artificielle (Nobel 1935). Cette précision sur les acteurs est exactement ce que les correcteurs récompensent dans une dissertation sur la connaissance scientifique.