Spé. HGGSP · Terminale · cours rédigé et vérifié par Claryo, conforme au Bulletin officiel
Les espaces maritimes sont-ils des théâtres de rivalités croissantes ou des laboratoires de coopération internationale ?
- 1982 : convention de Montego Bay (CNUDM), cadre commun fixant les zones maritimes et la ZEE (200 milles marins). Base de la coopération comme des contentieux. - 2008 : lancement de l'opération Atalante (UE) contre la piraterie dans le golfe d'Aden. - 2016 : sentence arbitrale de La Haye sur la mer de Chine méridionale, déboutant la Chine, qui la rejette. - Mers disputées : mer de Chine méridionale (ligne en neuf traits), Méditerranée orientale (gaz), Arctique (routes et ressources).
La mer de Chine méridionale est le cas canonique de rivalité : la Chine y revendique presque tout via la ligne en neuf traits, militarise des récifs, et ignore la sentence de 2016, tandis que les États-Unis y patrouillent au nom de la liberté de navigation. La Méditerranée orientale illustre les tensions liées aux gisements gaziers et au chevauchement des ZEE. Mais la mer est aussi un espace de coopération : le cadre commun de Montego Bay, les opérations multinationales contre la piraterie (Atalante), les aires marines protégées et les accords de pêche. Le droit international structure les relations mais manque de force exécutoire, ce qui laisse une part aux rapports de force.
1. « Les espaces maritimes sont-ils davantage des lieux de rivalités ou de coopérations ? » 2. « Rivalités et coopérations dans les espaces maritimes. »
Ce chapitre se prête à un plan dialectique rivalités / coopérations, ou thématique (enjeux économiques, stratégiques, environnementaux). Apprends deux études de cas opposables : la mer de Chine méridionale pour la rivalité, l'opération Atalante ou les aires marines protégées pour la coopération. La date et la logique de la sentence de 2016 sont un exemple en or pour montrer la limite du droit sans gendarme, nuance attendue dans toute bonne conclusion. Articule ce chapitre avec celui sur la dissuasion et la projection maritimes pour traiter la puissance navale. En conclusion, montre que rivalités et coopérations ne s'excluent pas : un même espace, comme la mer de Chine méridionale, est à la fois disputé militairement et régi par un cadre juridique commun, ce qui en fait un objet géopolitique ambivalent.