Mathématiques Expertes · Terminale · cours rédigé et vérifié par Claryo, conforme au Bulletin officiel
Théorème de Gauss. Soient a, b, c trois entiers relatifs. Si a divise le produit bc et si a est premier avec b (c'est-à-dire \mathrm{PGCD}(a,b)=1), alors a divise c. \big(a\mid bc \ \text{ et }\ \mathrm{PGCD}(a,b)=1\big)\implies a\mid c.
Démonstration. D'après le théorème de Bézout, il existe u,v\in\mathbb{Z} tels que au+bv=1. En multipliant par c : acu+bcv=c. Or a\mid acu et, comme a\mid bc, a\mid bcv. Donc a divise la somme acu+bcv=c.
Corollaire. Si b\mid n, c\mid n et \mathrm{PGCD}(b,c)=1, alors bc\mid n.
Résolution de 3x\equiv2\pmod 5. Comme \mathrm{PGCD}(3,5)=1, 3 admet un inverse modulo 5 : on cherche a' tel que 3a'\equiv1\pmod 5. Or 3\times2=6\equiv1\pmod 5, donc 3^{-1}\equiv2\pmod 5. En multipliant la congruence par 2 : x\equiv2\times2\equiv4\pmod 5. Vérification : 3\times4=12\equiv2\pmod 5.
Le théorème de Gauss est l'outil pour « affiner » une divisibilité et pour résoudre les congruences linéaires ax\equiv b\pmod n. Il justifie la simplification d'une congruence par un facteur premier avec le module, et la description des solutions d'une équation diophantienne. Cite toujours l'hypothèse \mathrm{PGCD}(a,b)=1 : c'est elle que le correcteur vérifie en priorité. Sa démonstration à partir du théorème de Bézout est un grand classique exigible : multiplier l'identité au+bv=1 par c et exploiter les divisibilités. Les systèmes de congruences se résolvent par substitution, en remplaçant une congruence par son expression n=\alpha k+\beta.