Mathématiques Expertes · Terminale · cours rédigé et vérifié par Claryo, conforme au Bulletin officiel
Soit n un entier naturel non nul. Pour deux entiers relatifs a et b, on dit que a est congru à b modulo n, et on note a\equiv b\pmod n, lorsque n divise a-b. De façon équivalente, a et b ont le même reste dans la division euclidienne par n.
La congruence modulo n est une relation d'équivalence : elle est réflexive, symétrique et transitive. Elle partitionne \mathbb{Z} en n classes, représentées par les restes 0,1,\dots,n-1.
Compatibilité avec les opérations. Si a\equiv b\pmod n et c\equiv d\pmod n, alors : a+c\equiv b+d\pmod n,\qquad a-c\equiv b-d\pmod n,\qquad ac\equiv bd\pmod n. En particulier, a^k\equiv b^k\pmod n pour tout entier k\ge0.
Reste de 3^{100} modulo 7 : on calcule 3^1\equiv3, 3^2\equiv2, 3^3\equiv6, 3^4\equiv4, 3^5\equiv5, 3^6\equiv1\pmod 7. La période est 6. Comme 100=6\times16+4, on a 3^{100}=(3^6)^{16}\times3^4\equiv1^{16}\times3^4\equiv4\pmod 7. Le reste cherché est donc 4.
Les congruences sont l'outil central des exercices type bac d'arithmétique (calculs de restes, divisibilité, critères de divisibilité, cryptographie). La technique reine : ramener une grande puissance à un petit exposant grâce à la périodicité du cycle des puissances. Rédige proprement ce cycle et cite explicitement la compatibilité de la congruence avec les puissances. Garde en tête l'interdiction de diviser une congruence : c'est une erreur sanctionnée, sauf si le facteur est premier avec le module (théorème de Gauss). Le calcul du chiffre des unités d'une grande puissance se ramène toujours à un travail modulo 10.