Spé. SES · Terminale · cours rédigé et vérifié par Claryo, conforme au Bulletin officiel
Le changement climatique est un problème global : les gaz à effet de serre émis à Shanghai ou à Houston réchauffent la planète entière. Or il n'existe pas de gouvernement mondial capable d'imposer une politique climatique. Comment préserver le climat, bien commun mondial, quand chaque État est incité à se comporter en passager clandestin ? Ce chapitre clôt le questionnement « Quelle action publique pour l'environnement ? » en passant à l'échelle internationale : il analyse les obstacles à la coopération et les jalons de la gouvernance mondiale du climat.
Mancur Olson (1965) fonde l'analyse du passager clandestin ; Garrett Hardin (1968) celle de la tragédie des communs ; Elinor Ostrom (prix Nobel 2009) montre qu'une gouvernance polycentrique, faite de règles emboîtées du local au mondial, peut préserver les communs. Repères sûrs : GIEC créé en 1988 ; Rio 1992 ; Kyoto 1997, entré en vigueur en 2005 et jamais ratifié par les États-Unis ; échec de Copenhague en 2009 ; accord de Paris en 2015 ; retraits américains décidés en 2017 puis en 2025. En 2021, les émissions par habitant vont d'environ 15 tonnes de CO2 aux États-Unis à moins de 2 tonnes en Inde.
1. « Dans quelle mesure la coopération internationale permet-elle de faire face au changement climatique ? » 2. « Vous montrerez que la préservation du climat, bien commun mondial, se heurte à des obstacles spécifiques. »
Ce chapitre se traite presque toujours en raisonnement : enchaîne caractéristiques du bien commun, comportement de passager clandestin, puis réponses institutionnelles et leurs limites. Apprends trois dates et trois chiffres, pas davantage, mais sache les mobiliser : la comparaison Kyoto contre Paris est la plus payante. En EC2, entraîne-toi sur les tableaux d'émissions : le piège classique est de confondre émissions totales et émissions par habitant, la Chine étant première en volume mais loin derrière les États-Unis par tête.