Spé. Mathématiques · Terminale · cours rédigé et vérifié par Claryo, conforme au Bulletin officiel
Ce chapitre fournit des modèles de rédaction de récurrences dans trois contextes classiques : égalités de sommes, divisibilité, inégalités/bornes de suites. La trame reste toujours : énoncé de P(n), initialisation, hérédité, conclusion.
Sommes de référence (à démontrer par récurrence) :
Factorisation clé pour la somme des carrés : 2n^2+7n+6=(n+2)(2n+3).
Détaillons le modèle « divisibilité ». Pour montrer que 3 divise 4^n-1 : au rang 1, 4^1-1=3 est bien divisible par 3. Hérédité : on suppose 4^n-1=3k avec k entier, donc 4^n=3k+1. Alors 4^{n+1}-1=4\times 4^n-1=4(3k+1)-1=12k+4-1=12k+3=3(4k+1), qui est un multiple de 3 puisque 4k+1 est entier. Le passage clé est la réécriture 4^{n+1}=4\times 4^n pour faire apparaître l'hypothèse.
Modèle « inégalité ». Pour u_0=0, u_{n+1}=\sqrt{2u_n+3} et la propriété u_n\le 3 : si u_n\le 3 alors 2u_n+3\le 9, et la racine étant croissante, u_{n+1}=\sqrt{2u_n+3}\le\sqrt 9=3. On exploite la croissance de la fonction x\mapsto\sqrt{2x+3}.
La qualité de la rédaction est notée. Nomme P(n), structure en trois blocs, exhibe l'hypothèse de récurrence dans l'hérédité, conclus par la formule consacrée. Les sommes \sum k et \sum k^2 sont des grands classiques : connaître la factorisation 2n^2+7n+6=(n+2)(2n+3) fait gagner un temps précieux. Pour la divisibilité, ne jamais oublier d'introduire l'entier auxiliaire k ; pour les inégalités, toujours nommer la fonction croissante utilisée.