Spé. Mathématiques · Terminale · cours rédigé et vérifié par Claryo, conforme au Bulletin officiel
Le dénombrement repose sur deux principes fondamentaux.
Principe additif. Si un résultat peut se produire selon des cas A_1, A_2, \dots, A_p deux à deux incompatibles, alors le nombre total de résultats est la somme des cardinaux : \mathrm{Card}(A_1) + \dots + \mathrm{Card}(A_p). C'est la traduction du « SOIT … SOIT … ».
Principe multiplicatif. Si une construction s'effectue par une succession de k étapes offrant respectivement n_1, n_2, \dots, n_k possibilités (le nombre de choix à chaque étape ne dépend pas des choix antérieurs), alors le nombre total de constructions est n_1 \times n_2 \times \dots \times n_k. C'est la traduction du « ET … puis … ».
Dessiner un arbre des choix. Chaque niveau de l'arbre correspond à une étape. Le nombre de feuilles est le produit des nombres de branches niveau par niveau : c'est le principe multiplicatif visualisé.
Découper en cas exclusifs. Quand l'énoncé impose des contraintes (par exemple « le premier symbole est une lettre OU un chiffre »), on partitionne en cas incompatibles, on dénombre chacun par le principe multiplicatif, puis on additionne.
Passer au complémentaire. Pour « au moins un … », il est presque toujours plus rapide de calculer le total puis de retrancher le nombre de cas « aucun … ».
Avant tout calcul, écris en français la phrase « je choisis d'abord …, puis … » : elle te dit s'il faut multiplier. Si l'énoncé contient « au moins », pense systématiquement au complémentaire. Garde tes puissances sous forme n^k jusqu'au bout, puis donne la valeur numérique. Ces principes sont la base de tous les calculs d'arrangements, de permutations et de combinaisons qui suivent.