Spé. Mathématiques · Terminale · cours rédigé et vérifié par Claryo, conforme au Bulletin officiel
Théorème des valeurs intermédiaires (TVI). Si f est continue sur [a\,;b], alors pour tout réel k compris entre f(a) et f(b), il existe au moins un réel c \in [a\,;b] tel que f(c) = k.
Cas particulier (le plus utilisé). Si f est continue sur [a\,;b] et si f(a) et f(b) sont de signes contraires, l'équation f(x) = 0 admet au moins une solution dans ]a\,;b[.
L'hypothèse cruciale est la continuité : c'est elle qui interdit à la courbe de « sauter » par-dessus la valeur k.
1. Existence d'une solution : vérifier la continuité de f (souvent comme somme, produit, quotient ou composée de fonctions continues), calculer f(a) et f(b), constater que k (le plus souvent 0) est compris entre ces deux valeurs, puis conclure « d'après le TVI, l'équation admet au moins une solution dans ]a\,;b[ ». 2. Plusieurs racines d'un polynôme : appliquer le TVI sur des sous-intervalles bien choisis où f change de signe ; un polynôme de degré 3 peut ainsi présenter jusqu'à trois racines réelles, repérées par des changements de signe successifs. 3. Encadrement à la calculatrice : balayer avec un pas adapté à l'amplitude demandée (au dixième, au centième) jusqu'à isoler l'intervalle où f change de signe ; le tableau de valeurs de la calculatrice est l'outil prévu par l'énoncé.
Le TVI est l'un des théorèmes les plus rentables : une question du type « montrer que l'équation f(x) = 0 admet une solution » se traite en trois lignes. Mémorise la phrase type : « f est continue sur [a\,;b] et f(a)\,f(b) < 0, donc d'après le théorème des valeurs intermédiaires l'équation f(x) = 0 admet au moins une solution dans ]a\,;b[. » Quand l'énoncé demande l'unicité, enchaîne immédiatement avec la stricte monotonie issue du signe de f' : c'est le passage au corollaire. Enfin, pour un encadrement, indique clairement les deux valeurs calculées à la calculatrice qui entourent la solution et le changement de signe observé.