Fécondation, formation des graines et dispersion

Spé. SVT · Terminale · cours rédigé et vérifié par Claryo, conforme au Bulletin officiel

L'essentiel

Une fois la pollinisation réalisée, la plante à fleurs doit assurer la fécondation puis la dissémination de sa descendance, toujours sous la contrainte de la vie fixée. Le grain de pollen déposé sur le stigmate germe et émet un tube pollinique qui croît à travers le style jusqu'à l'ovaire. Ce tube transporte les cellules reproductrices mâles jusqu'à l'ovule, où le gamète mâle fusionne avec le gamète femelle (oosphère) : c'est la fécondation, qui forme la cellule-œuf.

Après fécondation, deux transformations majeures se produisent. L'ovule fécondé devient une graine, qui renferme un embryon (le futur plant), des réserves nutritives et un tégument protecteur. L'ovaire devient un fruit, qui protège les graines et participe souvent à leur dispersion. La graine peut entrer en dormance, un état de vie ralentie qui retarde la germination jusqu'à des conditions favorables, levée par des signaux du milieu (froid, humidité, lumière, feu, passage dans un tube digestif).

La dispersion des graines résout un problème propre à la vie fixée : occuper l'espace. Différents modes existent, chacun associé à des caractères adaptatifs du fruit ou de la graine : l'anémochorie (par le vent : graines ailées comme la samare d'érable, ou plumeuses comme le pissenlit), la zoochorie (par les animaux : fruits charnus ingérés et graines rejetées intactes, ou crochets s'accrochant au pelage), l'hydrochorie (par l'eau : graines flottantes), la barochorie (gravité) et l'autochorie (projection). La dispersion éloigne les graines du pied-mère, limite la compétition avec le parent et entre descendants, et permet la colonisation de nouveaux milieux.

Comme la dispersion est aléatoire et la mortalité élevée, les plantes produisent souvent un très grand nombre de graines : cette production massive compense les pertes et assure le renouvellement de la population. La plante fixée délègue ainsi sa mobilité à ses graines.

Formules et schémas clés

· Nombre de descendants viables : N_{viables} = N_{graines} \times p_{germination/survie}, avec p une probabilité (pensez à convertir un pourcentage : 0{,}5\ \% = 0{,}005). · Schéma à savoir refaire : la croissance du tube pollinique du stigmate jusqu'à l'ovule, et la transformation ovule \rightarrow graine, ovaire \rightarrow fruit.

Méthode type bac

Pour une étude de documents sur la dispersion : 1) décrire les caractères du fruit ou de la graine (ailes, crochets, pulpe, flottabilité) ; 2) en déduire l'agent dispersant ; 3) relier ces caractères à l'efficacité de la dispersion ; 4) conclure sur la colonisation et le compromis de la vie fixée. Pour un calcul, attention à la conversion des pourcentages.

Pièges

· Pollinisation \neq fécondation : la fécondation a lieu dans l'ovule, après la croissance du tube pollinique. · Ne pas confondre graine (issue de l'ovule) et fruit (issu de l'ovaire). · La dormance n'est pas la mort de la graine : c'est une vie ralentie réversible. · Conversion : 0{,}5\ \% s'écrit 0{,}005 et non 0{,}5 dans un calcul de probabilité.

Pour l'épreuve

Sachez décrire la chaîne pollen \rightarrow tube pollinique \rightarrow fécondation \rightarrow graine et fruit, et relier chaque mode de dispersion à un caractère adaptatif. Maîtrisez le calcul du nombre de descendants viables avec conversion correcte des pourcentages. La dispersion est la réponse de la plante fixée au défi de la colonisation de l'espace.