Fiche de révisions : Brassages génétiques et accidents

Spé. SVT · Terminale · cours rédigé et vérifié par Claryo, conforme au Bulletin officiel

L'essentiel

Cette fiche révise les brassages génétiques de la méiose et les accidents qui peuvent survenir. La reproduction sexuée combine méiose et fécondation pour assurer la diversité génétique des individus tout en conservant le caryotype de l'espèce.

Trois sources de brassage interviennent. Le brassage interchromosomique (anaphase I) : chaque paire de chromosomes homologues se répartit indépendamment des autres, produisant 2^{n} combinaisons chromosomiques pour n paires. Le brassage intrachromosomique (prophase I) : des crossing-over échangent des portions de chromatides entre homologues, créant des chromosomes recombinés ; son témoin visible est le chiasma. La fécondation : la rencontre aléatoire de deux gamètes parmi une immense variété amplifie encore la diversité.

L'analyse de croisements (test-cross) permet de localiser les gènes. Si les quatre phénotypes sont équiprobables, les gènes sont indépendants (chromosomes différents). Si les types parentaux sont majoritaires et les recombinés minoritaires, les gènes sont liés (même chromosome) ; la fréquence des recombinés mesure la distance génétique (en centimorgans).

Des accidents peuvent survenir : une non-disjonction (défaut de séparation des homologues en anaphase I ou des chromatides en anaphase II) produit des gamètes à n+1 ou n-1 chromosomes. La fécondation donne alors une aneuploïdie (ex : trisomie 21, 2n+1 = 47). Ce sont des anomalies de nombre, distinctes des mutations de séquence ; elles peuvent aussi, par duplication, créer de nouveaux gènes.

Formules et schémas clés

  • Types de gamètes : 2^{n} ; combinaisons du zygote : 2^{n} \times 2^{n}.
  • Distance génétique : d = \dfrac{\text{recombinés}}{\text{total}} \times 100 (en cM).
  • Trisomie : 2n + 1 = 47 (cas du chromosome 21).
  • Schéma à savoir refaire : la méiose avec et sans crossing-over, et une non-disjonction.

Méthode type bac

Pour un test-cross : 1) identifier parentaux (majoritaires) et recombinés (minoritaires) ; 2) comparer aux 25\,\% attendus si indépendance ; 3) conclure sur la liaison ; 4) calculer la distance génétique ; 5) justifier par un schéma de méiose.

Pièges

  • Ne pas confondre brassage inter (anaphase I, homologues) et intra (prophase I, crossing-over).
  • Les recombinés sont minoritaires en cas de gènes liés : ne pas inverser.
  • Une non-disjonction est une anomalie de nombre, pas une mutation de séquence.
  • Toujours indiquer l'unité de la distance génétique (cM) et le calcul avec les recombinés.

Pour l'épreuve

Maîtriser les calculs (2^{n} gamètes, distance en cM) avec unités, et savoir interpréter un test-cross pour distinguer gènes liés et indépendants. Le correcteur valorise un schéma de méiose annoté (avec ou sans crossing-over) et la justification de chaque catégorie de descendants.