Spé. SVT · Terminale · cours rédigé et vérifié par Claryo, conforme au Bulletin officiel
Cette fiche de révisions synthétise l'origine de l'ATP dans la cellule musculaire. L'ATP est la forme d'énergie directement utilisable ; son hydrolyse (ATP \rightarrow ADP + P_i) libère l'énergie de la contraction. Le stock étant faible, l'ATP doit être régénéré en continu à partir de l'oxydation du glucose, par deux voies.
La respiration cellulaire (aérobie) oxyde complètement le glucose : C_6H_{12}O_6 + 6\,O_2 \rightarrow 6\,CO_2 + 6\,H_2O. Elle se déroule en deux temps : la glycolyse dans le cytoplasme, puis le cycle de Krebs et la chaîne respiratoire dans la mitochondrie. Son rendement est élevé : \approx 36 ATP par glucose.
La fermentation lactique (anaérobie) ne dégrade le glucose qu'en lactate, entièrement dans le cytoplasme, avec un rendement de seulement 2 ATP par glucose. L'écart de rendement s'explique par le degré d'oxydation : complet en respiration (énergie maximale extraite), incomplet en fermentation (énergie restante dans le lactate).
La cellule combine les deux voies selon l'effort : la respiration domine à effort modéré (fort rendement, dépend de l'O_2), la fermentation prend le relais à effort intense (rapide, anaérobie).
Pour un calcul stœchiométrique : utiliser les coefficients du bilan (6 O_2, 6 CO_2 par glucose) et le rendement en ATP. Convertir avec le volume molaire pour un volume de gaz. Toujours indiquer les unités (mol, L).
Connaître par cœur les deux bilans, les deux rendements et la localisation cellulaire des étapes. Savoir mener un calcul stœchiométrique (quantité d'ATP, volume d'O_2) avec unités. Pour une synthèse, comparer systématiquement localisation, réactifs, produits et rendement des deux voies. Un schéma simple opposant la cellule en aérobie (mitochondrie active, O_2 consommé, CO_2 rejeté) et en anaérobie (cytoplasme, production de lactate) appuie efficacement la démonstration. Pensez à relier le faible stock d'ATP de la fibre à la nécessité d'une régénération permanente, ce qui justifie l'existence même de ces voies métaboliques et leur mise en jeu conjointe selon l'intensité de l'effort.