Réponse adaptative de l’organisme face au stress aigu

Spé. SVT · Terminale · cours rédigé et vérifié par Claryo, conforme au Bulletin officiel

L'essentiel

Le stress aigu est l'ensemble des réactions rapides et adaptatives de l'organisme face à une situation perçue comme menaçante ou imprévue. Cette réponse, coordonnée par le cerveau (l'hypothalamus), mobilise l'organisme pour faire face (fuite ou combat) puis le ramène à l'équilibre une fois la menace écartée.

La réponse emprunte deux voies complémentaires.

La voie nerveuse, très rapide (quelques secondes), met en jeu le système nerveux sympathique (autonome), qui stimule la médullosurrénale. Celle-ci libère l'adrénaline : accélération du rythme cardiaque, augmentation de la pression artérielle, dilatation des bronches, hyperglycémie, redistribution du sang vers les muscles. Ces effets augmentent l'apport d'énergie et d'oxygène aux organes mobilisés.

La voie hormonale, plus lente mais plus durable, repose sur l'axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien : l'hypothalamus libère la CRH, qui déclenche la sécrétion d'ACTH par l'hypophyse, laquelle stimule la corticosurrénale à produire le cortisol. Le cortisol mobilise durablement l'énergie (glucose).

Cette réponse est régulée : une fois la menace passée, un rétrocontrôle négatif (le cortisol freine l'hypothalamus et l'hypophyse) ramène l'organisme à son état de repos. C'est ce qui fait du stress aigu une réponse adaptative et réversible.

Formules et schémas clés

  • Variation relative d'une grandeur (ex : rythme cardiaque) : \dfrac{V_{final} - V_{initial}}{V_{initial}} \times 100 (en %).
  • Voie nerveuse (rapide) : hypothalamus \to sympathique \to médullosurrénale \to adrénaline.
  • Voie hormonale (lente) : hypothalamus (CRH) \to hypophyse (ACTH) \to corticosurrénale \to cortisol.
  • Schéma à savoir refaire : les deux axes de la réponse au stress avec leurs effecteurs et le rétrocontrôle.

Méthode type bac

Pour décrire la réponse au stress : 1) situer la détection (cerveau, hypothalamus) ; 2) distinguer voie nerveuse (rapide, adrénaline) et voie hormonale (lente, cortisol) ; 3) décrire les effets sur les organes ; 4) conclure sur le caractère adaptatif et le rétrocontrôle.

Pièges

  • Ne pas confondre médullosurrénale (adrénaline, voie nerveuse) et corticosurrénale (cortisol, voie hormonale).
  • L'adrénaline agit en secondes, le cortisol en minutes : ne pas inverser les délais.
  • Le stress aigu est adaptatif et réversible (à distinguer du stress chronique, néfaste).
  • Le rétrocontrôle négatif du cortisol ramène le système à l'équilibre.

Pour l'épreuve

Savoir tracer les deux voies (nerveuse et hormonale) avec leurs effecteurs et hormones, et justifier le caractère adaptatif par l'augmentation de l'apport énergétique aux muscles. Le correcteur attend la mention du rétrocontrôle négatif et la distinction nette des délais de réponse. Un calcul de variation relative du rythme cardiaque ou de la glycémie doit toujours être interprété en termes d'activation sympathique. Pensez à conclure que la réponse au stress aigu est bénéfique et réversible, ce qui prépare la comparaison avec le stress chronique, où cette même réponse devient délétère faute de retour à l'équilibre.